Selon les termes du communiqué, « un processus d’élaboration de nouveaux textes réglementaires est en cours dans le but d’encadrer de manière plus rigoureuse et harmonisée l’organisation de ces événements ». Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a d'ailleurs précisé qu'aucune autorisation ne sera délivrée durant cette période transitoire. Les promoteurs culturels devront donc s'armer de patience avant de pouvoir espérer relancer la moindre compétition de reines de beauté. 

Cette transition politique s'aligne directement sur le cap idéologique strict dicté par les dirigeants actuels du pays. L'objectif principal est de s'assurer que le divertissement ne dénature plus les mœurs locales. Cette initiative s’inscrit en effet dans une dynamique de valorisation du patrimoine « conformément aux idéaux de la Révolution progressiste populaire ». Les futurs concours devront obligatoirement montrer patte blanche, car la nouvelle feuille de route « vise également à garantir le respect de l’identité culturelle burkinabè, des valeurs morales et sociales ainsi que des principes éthiques et de dignité humaine ».

Willy Latale