Avec « Awake », Sandrine Nnanga propose un voyage musical résolument afro-centrique, naviguant entre le Bikutsi, le Makossa, l'afro-swing et l'afro-dancehall. « On se balade dans beaucoup de styles, mais on reste avec beaucoup d'africanité et de tradition camerounaise à l'intérieur », explique-t-elle. Dans les textes, l'artiste aborde des thèmes universels avec une volonté claire de soigner les âmes : « Dans l'album, je parle simplement d'amour, de résilience, d'espoir, de religion aussi. Je remets Dieu au centre de tout. Je redonne le courage à des personnes qui ont eu des échecs, qui ont eu des "goumins" (déceptions amoureuses). L'amour fait mal, mais il fait aussi beaucoup de bien. Arrêtez de dormir et réveillez-vous. »

Interrogée sur le secret de sa création, la chanteuse affirme puiser sa force dans son environnement immédiat : « Tout ce que je vis au quotidien, tout ce que les personnes à côté de moi vivent, ça m'inspire. Si quelqu'un souffre à côté de moi, je fais mienne sa souffrance et je compose pour apaiser sa peine ».

Cette nouvelle aventure musicale va très rapidement se confronter à la scène internationale. Le 28 juin 2026, Sandrine Nnanga sera en effet sur les planches du Théâtre Alhambra à Paris pour sa première grande date française. Un défi qu’elle compte relever sans artifices : « Je serai du côté de Paris pour présenter Awake en 100% live, de manière pure, comme on l'a pensé en studio. L'écoute des albums c'est bien, mais c'est en spectacle que vous avez le réel fond et le réel fondement d'un album ». Les jalons sont posés, le public de la diaspora est prévenu.

Willy Latale